Les dangers de Facebook

TPE – Dangers de Facebook

Introduction

Depuis 2004, le monde de l’Internet a connu une véritable révolution en devenant ce qu’on appelle maintenant le Web 2.0 ou le Web Participatif. Les réseaux sociaux en première ligne de ce phénomène communautaire ont contribué à son rapide essor et soulèvent chaque jour de nouvelles interrogations d’ordre économiques, sociales et parfois même judiciaires.

Dans notre T.P.E. nous avons rapidement ciblé le réseau social actuel le plus important : Facebook. Pour preuve avec plus de 850 millions d’utilisateurs à travers le monde (dont 22 millions en France), le réseau social crée par le surdoué Mark Zuckerberg en 2004 est un phénomène qui dépasse maintenant largement les bornes de l’Internet.

Ainsi nous avons soulevé la problématique suivante :

Dans quelle mesure, les réseaux sociaux et plus particulièrement Facebook peuvent-ils représenter une menace pour la vie privée ?

Dans un premier temps, nous développerons le fait que les réseaux sociaux sont une véritable mine d’informations. Dans une seconde partie, nous observerons que ces informations lorsqu’elles sont mal protégées peuvent-être accessibles à tous. Puis enfin, nous conclurons tout en faisant référence à l’importance de l’e-reputation.

Publicités
Poster un commentaire »

1.2 Facebook en chiffres.

Tout le monde connaît Facebook, mais connaissez-vous les chiffres qui se cachent derrière ce site?

Plus de 550 millions de membres, soit 1 personne sur 13
48% des 18/34 ans consultent dès le réveil, à peine hors du lit
48% des jeunes américains découvrent les dernières actualités
Les femmes connaissent plus Facebook que les hommes (96% contre 92%)
Le chiffre d’affaire s’élève à 3,9 milliards de dollars

Facebook affirme que la moitié des utilisateurs se connecteraient au moins une fois par jour et que 30 millions mettraient leurs statuts à jour au moins une fois par jour. Un membre possède en moyenne 130 amis sur Facebook. Plus de 150 millions d’utilisateurs actifs accèdent à Facebook depuis leur mobile, et ils sont donc deux fois plus actifs que les autres internautes. Et en ce qui concerne Mark Zuckerberg, il détient 28% du marché total de la publicité sur Internet.

Les chiffres incroyables de Facebook (l’entreprise) :
Plus de 3 milliards de photos sont uploadées chaque mois sur le site
Plus de 3,5 millions d’évènements sont crées chaque mois
Plus de 3 millions de fan-pages actives existent sur Facebook
Ces pages ont crée plus de 5,3 milliards de fans

Statistiques des utilisateurs Facebook :
L’utilisateur moyen envoie 8 demandes d’amis par mois
L’utilisateur moyen reste plus de 55 minutes par jour sur Facebook
L’utilisateur moyen clique 9 fois sur le bouton « J’aime » par jour
L’utilisateur moyen laisse 25 commentaires sur Facebook par mois
L’utilisateur moyen devient fan de 4 pages par mois
L’utilisateur moyen est invité à 3 évènements par mois
L’utilisateur moyen est membre de 13 groupes

La France compte plus de 21 millions d’utilisateurs, dont la moitié ayant entre 18 et 35 ans. En quelques années le nombre de français inscrit sur Facebook à été multiplié par 4.

Répartition par âge :
13 ans : 2%
14-17 : 15,4%
18-24 : 26,5 %
25-34 : 26,5%
35-44 : 15%
45-54 : 8,3%
55-64 : 4,4%
+65 : 2,1%

On remarque aussi la parité hommes/femmes des français sur Facebook, avec 51,6% pour les femmes et 48,4% pour les hommes. De plus, le temps passé sur le réseau social est de 6h/mois en moyenne.

Facebook et l’international :
Facebook est traduit en plus de 70 langues
70% des membres n’habitent pas aux États-Unis
Plus de 300 000 membres ont participés à la traduction du site grâce à l’application de traduction
Chiffres divers :
Il existe plus de 500 000 applications sur Facebook
Plus de 250 applications possèdent plus d’un million d’utilisateurs actifs chaque mois
Plus de 100 millions de membres accèdent à Facebook depuis leur téléphone portable
Plus de 200 opérateurs téléphonique dans plus de 60 pays cherchent à déployer et promouvoir l’accès à Facebook sur les mobiles.

Vous imaginez ce qui peut se passer sur Facebook en 20 minutes ? Une vidéo qui nous montre une fois de plus le succès du réseau social.

VIDEO

Poster un commentaire »

2.1 Les menaces pour la vie privée.

Facebook a fait couler beaucoup d’encre ces dernières années, mais ce n’est pas seulement grâce à sa popularité et son audience exceptionnelle, c’est également dû aux nombreux débats et polémiques qu’il soulève au sujet de l’addiction et de la protection de la vie privée.

Tout commence par le « bouche à oreille », de plus en plus de vos amis et collègues parlent de Facebook.
Pour s’inscrire, il faut d’abord se créer un compte, et remplir son profil. Cette inscription débute par une sommaire carte d’identité en ligne, des questions nous sont posées sur notre domicile, notre date de naissance, nos loisirs, nos centres d’intérêt etc. Mais les questions se font de plus en plus précises et indiscrètes. En effet, il est aussi demandé des informations beaucoup plus personnelles comme notre orientation sexuelle, nos opinions politiques, notre religion, parfois même notre numéro de téléphone et notre adresse…
Pour obtenir un plein profit de Facebook, il faut s’y montrer sous son vrai jour. Par exemple pour que des anciens amis nous retrouvent, ou qu’un chasseur de tête nous repère. Il est très facile de céder et de s’y livrer complètement, puisque Facebook encourage ses utilisateurs à livrer un grand nombre d’informations sur leur vie privée. D’où le slogan pour choisir votre nouveau profil : « Dites en plus sur votre vie avec un nouveau type de profil ! ».

Ainsi, en un coup d’oeil sur le « profil » de quelqu’un, on le connaît comme s’il s’était directement présenté à nous. Nous avons donc fait une recherche sur une personne nous étant totalement inconnue, les résultats ont prouvé que beaucoup d’utilisateurs se révélaient ainsi au grand jour devant presque 850.000.000 de personnes. « Je m’appelle Lucie, j’habite Cambrai, j’ai 17ans, je suis au lycée Paul Duez, en 1°ES. Ma meilleure amie s’appelle Agathe, ma sœur Anaïs et mon petit ami Julien. Je suis une fan absolue d’Indochine ! »


Mais tout le monde n’est pas conscient de ses actes et des conséquences que peuvent avoir les informations que l’on donne nous même sans nous en rendre compte ; à ses amis, mais surtout à des personnes inconnues. Les adolescents ont l’impression qu’ils sont protégés puisque leur profil n’est limité qu’aux personnes qu’ils ont acceptées dans leur réseaux. ( Connaissances / Amis proches / Amis d’enfance / Famille / Ex … ) Mais les internautes ont en moyenne 130 amis. Pris dans la « course aux amis », ils peuvent être tentés d’accepter les amis d’amis d’amis dont ils ne connaissent pas l’identité réelle ou les intentions, juste pour faire progresser leur compteur d’amis. Ce dernier va, selon eux, pouvoir augmenter leur « popularité » et donc leur « importance » sur le réseau social.
Selon nos sondages , 82% des internautes de moins de 18 ans avouent avoir accepté plus d’une fois des requêtes d’amis de personnes inconnues.
Qu’est ce qui fait que les jeunes ont besoin d’exposer leur vie intime et d’apprendre tout de celle de parfaits inconnus ? Serait-ce un phénomène d’exhibitionnisme partagé, de narcissisme ? Ou serait-ce plutôt une forme d’addiction ?

En effet, plusieurs facteurs rendent les gens totalement addicts à ce réseau social. Tout d’abord Facebook abolit le temps et les distances puisque l’on peut communiquer rapidement et simplement avec qui que ce soit, qu’il habite près de chez nous ou à l’autre bout du monde. De plus, le fait de retrouver de vieux amis et de pouvoir reprendre contact sans difficulté première peut être une véritable « cure de jouvence » et changer le quotidien de certaines personnes. Ceci peut en partie expliquer cette continuelle « connexion » ; mais il y a de nombreuses autres raisons comme par exemple l’omniprésence de Facebook. Qui aujourd’hui ne connaît ou n’a jamais entendu parler de Facebook ? Application pour les portables, publicités, entreprises, internet , les conversations entre collègues , entre amis … Il est partout grâce à son explosion médiatique.
Le psychologue David Smallwood , londonien , vient de déterminer que le surf continuel sur Facebook et la « chasse aux amis » peut conduire à une addiction.
Peu d’internautes s’en rendent compte , et pourtant , Facebook devient une « drogue » pour beaucoup , en particulier chez les adolescents.

Selon nos sondages, 60% des lycéens ( en particulier les filles ) ont une connexion journalière, 20% une connexion hebdomadaire et 41% se dévoilent librement.
Sur Facebook, on voit tout, on voit comment évolue le quotidien de nos proches, les nouveaux couples qui se forment etc. A cause de cela, trop de personnes ont peur de « tout rater » s’il ne se connectent pas.
Tiphaine 16 ans : « Personnellement, je me sens perdue quand je ne vais pas sur Facebook pendant 2 jours. Il se passe toujours des choses, des embrouilles, des couples qui se forment, des photos, je vois tout. Et puis tout le monde en parle donc c’est difficile de s’en passer aujourd’hui . »
Laura 13 ans : « Partir en vacances sans Facebook , c’est trop dur, je me sens loin de tous mes amis et pourtant je sais que c’est faux. C’est une sensation bizarre ! »
Anthony 17 ans : « Sans Facebook j’ai du mal à communiquer avec les gens, en particulier les filles, j’aime bien surveiller la vie des gens moi ! »
Sans compter les 5000 jeux addictifs mis en place sur le réseau ; Facebook réussit à convaincre les internautes qu’ils deviennent des « gens biens » en aimant des Pages contre le racisme , pour la lutte contre le cancer..

Mais ce qui plaît le plus aux jeunes c’est l’image qu’ils peuvent donner d’eux sur Facebook . Commence alors une « chasse aux amis » et une « course à la popularité ». Certains ne distinguent pas leurs vrais amis des autres, inconnus, qu’ils ont ajoutés pour faire grimper leur popularité. Ce qui peut être dangereux puisque dans ce cas, de parfaits inconnus auront accès à leurs informations.
Certains ont un comportement totalement différent sur le réseau que dans leur « vie réelle », ils règlent leurs comptes sans craintes, ils disent tout ce qu’ils pensent, états d’âme, joies, peines… Pour quelques uns , leur seul but inconscient est « d’être reconnu comme le plus beau ou le plus populaire du réseau social ou de l’endroit ou il vit , celui qui a une vie parfaite et que beaucoup envieraient ». A un tel point qu’on trouve chez quelques jeunes une absence de différenciation entre leur « vie réelle » et leur « vie virtuelle », ils ne savent plus communiquer comme ils le veulent, ou être eux-mêmes.

Parmis nos témoignages , deux sont particulièrement représentatifs de ce « changement d’identité » et de l’image que veulent se donner les jeunes :

« Bonjour, ma fille a eu pas mal de problèmes d’identité et affectifs liés à sa mère. Résultat : plaire sur Facebook. Commentaires hallucinants : tu es belle, tu es bonne ! Suite : Fugue, mise en danger, ‘ facebookers’ inconnus contents de sa fugue ! Les plus proches s’inquiétant tout de même un peu. Ma fille est quelqu’un d’autre sur Facebook, on dirait une autre personne, ça fait vraiment peur. Pour moi, Facebook c’est comme une cigarette ou une arme : on ne devrait pas le mettre à la portée des enfants »

« Comparé à mon héros, la quantité ridiculement minime de mes amis numériques me ramène cruellement à ma médiocre existence et révèle à la face du monde l’inanité de ma personne. C’est pourquoi j’en appelle à vous, chers lecteurs, pour m’apporter la puissance et la gloire en me métamorphosant en « l’Homme qui avait le plus d’amis au monde ». Cliquez sur mon profil et devenez mes amis, partagez mes joies, mes peines sur le web en exprimant toute votre créativité sur mon mur, mettez moi des J’aime dessus jusqu’à ce que je sois repu d’adoration, invitez moi à essayer toutes les applications que les 7000 développeurs ont créé pour que nous fusionnions tous dans une orgie de communication numérique, montrez moi vos photos de vous quand vous êtes bourrés et je vous montrerais les miennes »

Mais une autre conséquence de cette addiction est l’échec scolaire. Et bien que cela soit difficile à croire , certaines personnes ne trouvent plus le temps ni l’envie de travailler car tout leur temps libre est passé sur Facebook. Mathilde 19 ans , en témoigne : « J’ai honte de le dire mais oui j’ai raté mon année et mon baccalauréat en grande partie à cause du temps que je passais sur Facebook, je ne pouvais pas m’en passer, et parfois, je m’ennuyais mais je restais connectée et je perdais tout mon temps ainsi… »

Dès lors que l’on parle de Facebook, cela fait tout de suite référence à la notion de vie privée. Mais est-ce que tout ce battage médiatique autour de Faceook est vraiment justifié ? Certains internautes ont-ils raison d’avoir peur ?
Se dévoiler sur Facebook n’est pas sans conséquences dans “la vie réelle“. Facebook sert aux recruteurs pour sélectionner leurs candidats, aux entreprises pour collecter des informations sur leurs employés – voire les licencier -, aux parents pour surveiller la vie de leurs enfants, à la police ou aux services de renseignements pour repérer et surveiller – voire démanteler – des groupes d’individus considérés comme “structurellement” à risque, etc. Sans parler des données bancaires qui sont conservées lors des transactions ou paiements effectués sur Facebook.
Bien que certaines personnes gardent une certaine intimité sur ce site, n’importe qui peut mettre une photo de nous sans notre accord et nous « taguer » afin que tout le monde sache qui l’on est et soit directement envoyé sur notre profil en cliquant sur notre nom. La seule décision que peut prendre quelqu’un pour supprimer une photo est de ‘ signaler un abus ‘ à Facebook. Mais ce dernier ayant déclaré qu’il « Ne supprimerait pas des photos pour la simple raison qu’elle ne vous sont pas flatteuses » l’internaute n’a pas réellement le contrôle des informations livrées sur lui.

Selon un article de Philippr Astor, ZDN et France , Depuis Mercredi 5 Septembre 2007 , tous les utilisateurs du réseau social Facebook sont informés que n’importe quel internaute peut effectuer une recherche depuis la page d’accueil du site, même s’il n’est pas enregistré, et qu’il est susceptible de voir s’afficher leur « mini-profil » parmi les résultats. Celui-ci présente une photo de l’utilisateur, son nom, son prénom, ainsi qu’un lien permettant de lui adresser un message ou de l’ajouter à sa liste d’amis. Selon la compagnie, il ne s’agit là que d’une première étape puisque ces mini profils s’afficheront également très bientôt dans les résultats des requêtes effectuées sur des moteurs de recherche tels que Google, Yahoo ou Msn.
Nous avons essayé de recherche un membre de notre groupe sur Google, voici le résultat :

Il faut savoir que dans les conditions d’utilisations ( étant en anglais ) Facebook affirme pouvoir garder toutes les informations qui lui sont livrées par les internautes, et qu’il en a un total contrôle. La plupart des gens ne prennent pas le temps de les lire , et pourtant il le voudrait mieux, puisqu’une fois que les utilisateurs ont mis en ligne leurs informations, ils sont confrontés à un risue de perte de contrôle sur l’utilisation de ces données. D’autant plus qu’une fois mises sur Facebook, photos et vidéos peuvent aisément être reprises par d’autres sur un blog ou enregistrées et réutilisées sur l’ordinateur d’un inconnu.
Anaïs 15 ans : « Un jour , je regardais les photos d’une personne que je ne connaissais pas, j’ai remarqué que dans ces photos de profil, il y avait une photo de moi, que cette personne avait dû m’emprunter puisqu’une grande partie de mes informations sont visibles par tous. Sincèrement, sur le coup, j’ai eu peur.. »

Sur le net, les photos de beuverie, les ragots ou toute information embarrassante que l’on préférerait voir disparaître sont indélébiles. Ils peuvent suivre leur auteur toute leur vie.
La réputation de nombreux internautes a été brisée par des informations fausses, obsolètes ou diffamatoires diffusées sur le net. Il est arrivé que des salariés se fassent licenciés à cause de propos tenus ou de clichés compromettant publiés autrefois sur Facebook. Autre cas de figure : la mode des photos érotiques prises dans l’intimité du couple qui surgissent au grand jour en cas de crise ou de dispute.
Il n’y a donc pas que des personnes mal intentionnées qui peuvent se servir de nos informations puisque Facebook le fait lui-même.
En effet, celui ci vend des photos à des annonceurs qui eux n’ont alors pas besoin de droit à l’image, puisque les informations sont « données » à Facebook. Ainsi, nous pourrions, comme cette jeune américaine, voir une de nos photos affichées dans toutes les rues sans même avoir été informés.

VIDEO FACEBOOK TE FICHE NE T’EN FICHE PAS

« Quelques jours avant mon mariage, je suis allée en boîte de nuit avec mes amies pour mon enterrement de vie de jeune fille. Ayant trop bu, j’ai embrassé un homme. Quelqu’un a mis une photo de moi sur Facebook. Celle-ci ayant plû à un annonceur, il l’a achetée et je me suis vue affichée en sous-vêtements dans tout New York. Mon fiancé les a vues la veille de mon mariage et m’a quittée sans se retourner. Je n’ai pas pu traîner Facebook en justice car il était dit dans les conditions d’utilisations, qu’il aurait un libre contrôle sur mes informations. Je regrette aujourd’hui terriblement l’erreur que j’ai faite. » ( Anonyme )
Une entreprise aussi peut payer Facebook afin d’obtenir des informations sur ses employés ou futurs employés pour en connaître plus sur leur vie et les occupations de leur temps libre.

Pour empêcher cela et avertir les gens , une association Belge du nom de GSARA a lancé une campagne du nom de ‘ Facebook te fiche, ne t’en fiche pas ! ‘

Facebook a tenté plusieurs fois de changer ses conditions d’utilisation afin d’en savoir encore plus sur ses internautes tel que le projet Beacon ; Ceci ayant un but publicitaire.
Effectivement, les internautes sont ciblés selon leurs centres d’intérêts. Le classement de l’information se fait en fonction de quelques caractéristiques pertinentes, par exemple, une information telle que ‘ Fan de Coca Cola ‘ a peu de valeur. En revanche, ‘ Fan de GreenPeace ‘ ou de ‘ Earth Hour ‘ est une information précieuse puisqu’elle indique une sensibilité pour l’écologie. Les entreprises payent Facebook pour qu’il fasse leur publicité. En moyenne, Facebook gagne 30 centimes par ‘ J’aime ‘.
Aujourd’hui, 1000 employés sont chargés de « surveiller » nos propos et discussions afin de nous envoyer des publicités y correspondant.
Les applications sur Facebook, telles que ‘ L’horoscope ‘ servent également à récupérer nos données personnelles. Mais celles-ci nous avertissent en envoyant un message à l’internaute le prévenant qu’il devra partager une partie de ses données personnelles avec le développeur. Ce dernier pourra, par la suite les utiliser dans un but publicitaire.
En revanche, Facebook affirme que ces données ne sont utilisées que par ses partenaires et lui et qu’ils n’y auront accès que durant 24H.
Le données personnelles livrées sont la matière première du réseau social, qui s’en sert pour gagner de l’argent, en les vendant à des partenaires qui à leur tour connaissent également tout des utilisateurs. Ceci peut provoquer l’exaspération d’un membre, voire une sensation d’être harcelé à cause des publicités qu’il reçoit. Par exemple, une personne homosexuelle reçoit régulièrement sur son mur de la publicité pour les gays.

Pour s’inscrire sur le leader des réseaux sociaux , il faut au minimum être âgé de 13ans, mais cela est un peu léger car on peut mentir sur son âge avec une grande facilité. Nous avons interrogés 10 collègiens de 12ans. Sur ces 10 personnes , 7 d’entre elles avaient menti sur leur âge, et avaient créé leur compte à l’âge de 10 ou 11 ans sans difficultés.

Plus grave, une personne mal intentionnée peut prétendre être quelqu’un de totalement différent de ce qu’elle est vraiment. C’est très simple, il suffit de trouver la photo qui nous convient ( on peut même la trouver sur Facebook puisque toutes les photos peuvent être réutilisées comme il l’a déjà été vu ), de mentir sur son identité, d’ajouter les personnes que l’on veut et certains de ses amis afin que la personne croit avoir des amis en communs avec cette personne. L’exemple le plus médiatisé est celui d’une adolescente de 14ans qui a fugué de son internat pour rejoindre l’homme avec qui elle discutait depuis quelques temps sur Facebook. Elle le pensait âgé de 19ans. Il en avait en réalité 44 et venait de passer une année en prison pour pédophilie. Séquestrée plusieurs jours, l’adolescente a finalement été libérée grâce aux forces de l’ordre.

Take this lollipop

Pour take this lollipop : Cette vidéo a anonymement été créée afin d’être vue par les internautes et ainsi être avertis

En outre, si un internaute a rencontré des problèmes dus au réseau social, sa désinscription sera difficile puisqu’elle prendra 15jours pour se mettre en marche. De plus, même si l’on fait une requête pour récupérer nos informations, on ne peut en obtenir que 29% et pour en avoir la totalité, il faut faire appel à des nettoyeurs du net et donc payer.

Pour lutter contre ces atteintes à la vie privée et pour garder une intimité sur Facebook, il est préférable d’être prudent. Tout d’abord, il ne faut pas révéler trop d’informations sur nous, ne pas avoir des propos ou des photos pouvant se retourner contre nous à l’avenir, et ne pas accepter d’inconnus. Et même si toutes ces dérives sont bien réelles, elles sont encore largement minoritaires et existaient déjà avant Facebook. Ce qu’il faut avant tout, c’est prévenir, pour que chacun ait conscience des risques qu’il prend pour en limiter les effets.
Profitant du vide juridique en matière de violation et de diffamation de la vie privée sur Internet, de plus en plus de starts-up spécialisées dans la gestion de l’e-reputation se développent. Se refaire une virginité numérique est en train de devenir un marché en plein essor. Moyennant un coût, les agences effectuent sur Internet une veille permanente pour le compte de ses clients. Elles ont soit recours au « nettoyage » (en demandant aux propriétaires du site de modifier ou de supprimer les contenus compromettants) soit, quand le nettoyage est impossible, au « noyage » (en les faisant reculer dans la hiérarchie des résultats des moteurs de recherche et en remplissant de contenus positifs bien référencés). Mais attention il faut savoir que tout ce que vous laissez sur Internet est indélébile, rien ne peut s’effacer.

Poster un commentaire »

2.2 L’appareil législatif à la traîne.

Depuis sa création, Facebook fait l’objet d’une controverse concernant le respect de la vie privée des utilisateurs. En effet, le réseau social Facebook a essuyé un bon nombre de critiques incluant la vie privée, la sécurité infantile et l’incapacité de supprimer un compte sans préalablement en supprimer le contenu manuellement.

Le logiciel utilise, conformément à la charte concernant la vie privée instaurée par Facebook, les informations personnelles des utilisateurs afin d’introduire des publicités ciblées qui sont adaptées à leur profil. Cette charte indique que Facebook peut aller récolter des informations à partir de sources extérieures comme par exemple les journaux, les blogs et autres sources d’internet comme des sites, qui grâce à Facebook Ads, peuvent utiliser les informations amassées par Facebook ; les informations les plus ciblées sont : le niveau d’études, les opinions politiques, la religion, l’emploi occupé, l’âge, les goûts musicaux ou vestimentaires… Et depuis le 17 janvier 2011, l’adresse et le numéro de téléphone portable ont été ajoutés au profil de l’utilisateur.
Le contrat mis en place par le célèbre site spécifie que toutes les données entrées sur le site (messages, éléments de profil, photos etc…) ont leurs droits admis sous licence à Facebook qui a ensuite le droit les utiliser à des fins publicitaires et de les revendre. Le 4 février 2009, Facebook a modifié ses conditions d’utilisation et a inventé le principe d’une « licence perpétuelle sur tout le contenu déposé » par un utilisateur, y compris les contenus supprimés. Devant l’indignation provoquée, l’entreprise a fait marche arrière deux semaines plus tard.

Facebook étant un site où l’inscription est totalement gratuite, la majorité de ses ressources proviennent de la publicité. Comme nous l’avons vu tout à l’heure, ce sont les informations amassés par Facebook sur ses utilisateurs qui permettent une publicité ciblée. Or ce sont également ces informations qui sont au centre de tous les débats sur la vie privée et les données personnelles. Quelles lois protègent l’utilisateur ? Le système judiciaire n’est-il finalement pas obsolète face à l’évolution rapide d’Internet ?

La première loi en matière de sécurité, de vie privée et d’informatique est née en 1978 avec la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Depuis cette date, la loi n’a quasiment pas connu d’évolution hormis en 2004 afin de renforcer le pouvoir de la CNIL sur le territoire français. Ainsi, un utilisateur lambda de Facebook est en quelque sorte couvert par cette loi et par cet organisme. La CNIL a aujourd’hui six grandes missions vis-à-vis de ses utilisateurs :

1. Elle doit informer les utilisateurs de leurs droit et leurs obligations. Mais elle doit également informer le gouvernement des lois et mesures à prendre face à l’évolution des techniques d’information et de communication.

2. Elle doit garantir le droit d’accès pour les utilisateurs aux données les concernant.

3. Elle recense les fichiers. La CNIL tient à la disposition du public le « fichier des fichiers », c’est-à-dire la liste des traitements déclarés et leurs principales caractéristiques.

4. Elle contrôle que la loi sur l’informatique et les libertés est bien respectée.

5. Elle règlemente et établit des normes, pour simplifier les procédures judiciaires.

6. Elle instruit des plaintes. Elle peut être saisie par n’importe quel utilisateur vis-à-vis de ses données personnelles.

La CNIL nous le voyons donc tente de simplifier la législation mais tente également de démocratiser le fait que les données personnelles peuvent-être retirées sur une demande de notre part. Mais peu de personnes en sont informés.

La seconde série de lois pouvant être citée concerne les lois dites « Godfrain » du 5 janvier 1988. Ce sont les premières a énoncer le Système de Traitement Automatisé de Données. Ces lois visent à sanctionner toutes les personnes ou les organisations qui tentent de s’emparer de façon frauduleuse de données commerciales ou privées.

Cependant malgré toutes ces précautions et ces mesures, il faut savoir que l’appareil législatif reste à la traîne concernant les données personnelles et les atteintes à la personne sur Internet et particulièrement sur les réseaux sociaux comme Facebook. Aujourd’hui porter plainte contre Facebook ou contre une personne nous ayant fait du mal sur Internet relève clairement du parcours du combattant. Comme nous le prouve le cas du jeune Avignonais Nicolas Canut.  De plus, les magistrats et les juges ne sont pas toujours rompus aux nouvelles technologies et privilégient encore des affaires qu’ils considèrent comme plus graves que des atteintes, des injures ou des diffamations sur Facebook. Néanmoins de plus en plus d’entre eux considèrent que tant que l’on fait du mal à quelqu’un, que ce soit avec un marteau ou avec un ordinateur, tant qu’on lui fait du mal, ce crime doit être puni. Espérons que le système judiciaire saura trouver rapidement une parade face à l’apparition de ces nouveaux délits.

Poster un commentaire »